passion-art

08 mars 2008

laisser sa trace de rouge à lèvres

Mais quelle drôle d’idée de laisser sa trace de rouge à lèvres sur une toile entièrement blanche ? Un geste d’amour d’après la coupable.
« Quand je l’ai embrassé, je n’ai pas réfléchi, je pensais que l’artiste aurait compris… » Que nenni l’artiste a été horrifié…
Un baiser est-il  un acte violent destiné à détruire ?
Haro sur le bisou.
C’est vrai qu’on se fait de plus en plus de bisous à tout propos, on se rencontre, on se présente et hop un bécot comme si on avait fait la maternelle ensemble. Et les mails, pareil, on les termine le plus souvent par des bisous.
A la télé pas un talk show sans que l’animateur n’étreigne ses invités, on n’est quand même pas des imbéciles, on sait qu’ils se sont vus au maquillage ! Même les ministres se claquent le bec en se retrouvant à l’Elysée le mercredi et Nicolas roule carrément une pelle à Cécilia le jour de l’investiture.

couple

Bon, je n’ai rien contre les bisous, ces ersatz de vrais baisers, mais quand même quel gâchis ! Les gens que j’aime je veux bien les embrasser comme du bon pain, mais les inconnus pourquoi ?
Comment fait-on maintenant pour faire comprendre à quelqu’un que l’on apprécie, que vraiment on pourrait…peut-être…et plus si affinités ?
On lui serre la main ?
Un premier bisou avec celui qui me fait rêver, moi ça me chavire, c’est vieux jeu d’accord, mais j’ai du mal à résister à un « Je vous embrasse ».

mawwwwwwww

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art et passion

Le rapport entre l'art et l'amour dans Un amour de Swann.

par Luciana Piazza

        "Un amour de Swann", de Marcel Proust, fait partie du premier volume de son chef d'oeuvre, "A la recherche du temps perdu", et nous raconte l'histoire de Charles Swann, un esthète dilettante qui fréquente le monde. Sous l'influence d'une illusion, Swann tombe amoureux d'Odette, une "jeune fille" qui n'était même pas son genre, n'appartenait pas à son milieu, et cet amour le conduit à une souffrance dont la guérison est très douloureuse et difficile.
        Dans ce roman, l'amour et l'art sont étroitement liés, puisque l'amour de Swann est la conséquence de ses propres illusions, étant donné l'influence qu'exercent sur lui les oeuvres artistiques.
        On tentera de montrer ce rapport entre l'art et l'amour dans l'histoire, en mettant en évidence la naissance de l'amour sous le signe de l'oeuvre d'art. On essaiera également de montrer que l'expérience de la jalousie est le seul moyen de rendre possible la création de l'oeuvre d'art.

        Lorsque Swann fait la connaissance d'Odette, on note l'absence d'un coup de foudre, ce qui serait assez commun dans une histoire d'amour. En effet, il n'y a pas de coup de foudre, et Swann est même deçu de cette rencontre, car Odette n'était pas son type de femme. Il y est indifférent et presque dégoûté, comme nous le dit le narrateur; elle n'était pas son genre, et sa première description est d'ailleurs assez négative. Il est vrai que Swann n'éprouve pas de désir physique immédiat; et pourtant, Odette sera l'objet d'un amour qui va jusqu'à la folie pendant le roman. Comment expliquer la naissance d'un amour si fort?
        Swann est un esthète, une personne cultivée et un grand amateur d'art, surtout de l'art plastique, étant donné sa grande perception visuelle. Il s'agit de quelqu'un dont la pensée, les sensations et les sentiments sont représentés par des images.
        Quand le héros commence à fréquenter la société des Verdurin, dans le premier dîner chez ceux-ci, il entend une Sonate de Vinteuil dont une phrase en particulier le ravit. Cette phrase musicale rapproche Swann d'Odette, et déclenche le début d'une passion, car Swann y trouve une signification sentimentale. Par la musique, il est mis sur la voie d'une découverte importante. Lorsque Swann écoute la sonate, le narrateur a l'opportunité de faire une analyse du plaisir esthétique éprouvé par son protagoniste. Cette petite phrase musicale, qui peut être comparée à la "passante" de Baudelaire, est pour le personnage la "fugitive beauté", "agile et noble"; et cette phrase va identifier Odette, puisque Swann va lui attribuer les mêmes qualités: Odette aussi deviendra agile et noble, une fugitive beauté aux yeux de Swann.
        Cette femme à laquelle Swann était indifférent sera l'objet de son amour. Il semble être impuissant à déchifrer Odette, et celle-ci va disparaître derrière des métaphores et des représentations. En fait, Swann est frappé par une ressemblance d'Odette avec la figure de la Zéphora, la fille de Jéthro, dont la fresque de Botticelli se trouve dans la chapelle Sixtine.
L'amour naîtra de cette ressemblance: à partir de cela, Swann va se trouver en face d'une femme qu'il a idéalisée et même créée dans sa propre imagination, et qui ne correspond pas à la femme réelle.

        Lorsque Swann est chez Odette, il se livre à un véritable culte de celle-ci. Sa maison devient aux yeux trompés de Swann presque un lieu sacré, et le personnage va jusqu'à l'idolatrie. Peu à peu, le portrait de Botticelli va remplacer la femme réelle, d'une manière telle que Swann ne voit plus Odette: il voit la Zéphora. C'est cette ressemblance qui donne son prix à la femme réelle. C'est dans ce sens que l'amour est fondé sur une erreur: l'idéalisation de la femme aimée. ہ travers la fresque de Botticelli, Swann identifie Odette à la Zéphora, la fille de Jéthro. Or, comparer la fille d'un prêtre à une femme entretenue souligne cette erreur sur laquelle est fondée cet amour. Car Swann reste toujours l'esthète, et Odette reste toujours la femme entretenue.
        Swann, qui cherche dans la réalité des équivalents de ses oeuvres favorites, a du mal à distinguer l'Odette réelle de l'Odette imaginaire et idéalisée. En effet, il confond le domaine de l'art et celui de la vie. ہ partir de cela, l'amour ne pouvant pas fonctionner entre eux, arrivera la jalousie, sentiment douloureux de l'absence de l'autre. L'Odette dont Swann est amoureux n'existe pas; elle ne vit que dans une fresque de Botticelli: Swann est donc condamné  à la souffrance.

        La jalousie est le sentiment douloureux de l'absence de l'autre; c'est le dépit de voir un autre posséder quelqu'un que l'on voudrait pour soi; c'est la crainte que la personne aimée ne s'attache à une autre. Swann vit sa jalousie sacrée. Il a besoin de savoir tout ce que fait Odette, même ses moindres actions, son passé, les gens qu'elle a fréquentées; il s'agit d'un désir fou d'aller jusqu'à connaître l'essence de l'autre. Cette jalousie conduit Swann vers une recherche de la vérité.

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        Or, pour Proust, l'oeuvre d'art contient cette vérité invisible. L'artiste cherche une vérité, sa propre vérité: la vérité esthétique. Il va trouver cette vérité à travers son oeuvre, en se tournant vers le temps perdu. L'art est le résultat d'un travail de recherche du vrai.
        Dans le cas de Swann, il s'agit de quelqu'un qui se croyait artiste lors de sa jeunesse; lui, artiste sans oeuvre. Cet amour pour Odette réveille en lui cet état de jeunesse, car la jalousie le conduit vers la recherche de la vérité, puisqu'il y a le désir de tout savoir de l'autre. La passion d'Odette devient une passion du savoir, parce que Swann a besoin de découvrir cette femme qu'il a connue.
        Le personnage amoureux essaie de reconstruire une histoire, à partir d'un souvenir de sa jeunesse. En effet, le jaloux se trouve dans la même position que l'historien, car tous les deux se livrent à un travail de redécouverte de ce qui est caché. Ce travail de redécouverte est une espèce de descente en soi.
        Dans la partie du roman consacrée à la naissance de l'amour et au départ de la relation amoureuse, l'art est présent tout le temps. Par contre, dans la partie consacrée à la jalousie, l'art semble occuper moins de place. C'est que la maladie de l'amour empêche Swann de créer, par opposition au narrateur, qui arrivera à écrire son oeuvre après la mort d'Albertine.
        Selon la conception proustienne, l'amour est condamné à l'échec, et la jalousie empêche l'artiste de créer. En même temps, l'amour et la jalousie sont nécessaires à l'artiste: ils ne sont qu'un étage par lequel il faut passer, afin d'arriver à la création. Cette maladie est indispensable pour que l'artiste puisse travailler. Et cette conception pessimiste de l'amour est assez bénéfique pour Proust parce que, en créant, on sort de sa condition de mortel; c'est à dire, on peut mourir, l'oeuvre artistique restera comme la garante de l'immortalité de l'artiste. Et cette théorie proustienne est d'autant plus juste que, malgré sa mort physique, Proust vit encore à travers l'oeuvre qu'il a laissé et que l'on apprécie.

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bonheur

En ce qui me concerne je pense que le bonheur n’est qu’une illusion éphémère crée par l’Homme qui cherche depuis la création a donner des noms a des choses qu’il ne peut garder le contrôle sur elle !! Donc c’est une partie intégrante du secret de la vie que seul le seigneur est maître !! et comme a dit si hafid ce n’est qu’une illusion passagère puisque on croit « dans notre intérêt » ^¨¨^ à la vie après la mort !! oui oui je sais l’espoir fait vivre pour certains !! 

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couple_africain

Posté par artpassion à 20:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]